Résumé
Dans cette étude l’auteur aborde la question du « corps vivant » (Leib) chez Merleau-‐‑Ponty et Richir. L’accent est mis en premier lieu sur la manière dont le corps vivant ouvre au monde. En partant d’une analyse de la « motricité » du corps vivant comme « intentionnalité originale » avec sa dimension à la fois temporelle, spatiale et affective dans la Phénoménologie de la perception, il s’agit d’interroger en particulier, chez Richir, les déterminations fondamentales de la Leiblichkeit dans la sphère « archaïque » de la subjectivité transcendantale ainsi que l’« individuation » de la Leiblichkeit (à travers les exemples de la contemplation d’une œuvre d’art et de l’expérience d’autrui). Il apparaîtra ainsi que la question du corps vivant permet de bien comprendre la proximité et les ruptures entre Richir et Merleau-‐‑Ponty.

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