Abstract
Dramaturge, romancier, nouvelliste, épistolier,
Bernard-Marie Koltès (1948-1989) a inventé,
dans ses œuvres, une réponse inédite aux
nouvelles formes du « discours du maître »
apparues au lendemain de ce qu’on a appelé la
crise des idéologies. Dans Combat de nègre et
de chiens, cette réponse en passe par une
dramaturgie qui instaure une relation
singulière entre animalité et énonciation :
Koltès fait de la figure du chien un levier qui
lui permet de subvertir subtilement les
discours qu’il confronte. Pour étayer cette
hypothèse, l’article analyse la pièce à la lueur
de la théorie des quatre discours développée
par Jacques Lacan à partir de son Séminaire,
livre XVII : l’envers de la psychanalyse.

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