Resumen
Les phénoménologies richirienne et henryenne paraissent inconciliables. La pensée de Richir cherche à expliciter l’entrelacement des mouvements qui travaillent la masse phénoménologique ; Henry appréhende celle-‐‑ci du point de vue de l’insaisissable et pourtant irréductible individualité qui la nervure. L’un et l’autre poussent leur questionnement vers ce qui semble impénétrable à la philosophie. L’un et l’autre entendent remonter en deçà de la structure ipséique dévoilée par Heidegger, en deçà de l’impulsion extatico-‐‑ horizontale qui déréalise le réel au sein de la structure-‐‑ monde. Chacune de ces phénoménologies entre dans l’épaisseur d’une strate pré-‐‑mondaine, porteuse ou configuratrice de monde.

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